présentation.

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ce blog est un sous-blog de nikkidoll.skybkog.com .
je l'ai créé suite à la suppression intriguante et inattendue d'un de mes articles qui parlait de ce superbe DVD, réédition d'une VHS sortie en 1983. Quelques infos sur Cabaret Voltaire sont dispos sur le blog cité ci-dessus (allez-y vite avant que les articles ne se suicident!^^)
bref en refaisant mon article je me suis dit tant qu'à le refaire une deuxième fois, autant le faire bien. et finalement j'ai décidé de faire un article par clip. c'est mieux, on peut mettre des petites photos, et ça fera pas un article trop long comme ça. voilou! je mettrai ça petit à petit...

ah oui, et quelque chose d'important: le rapport de cabaret voltaire à la politique. ils se contentent de livrer des images au spectateur, qui en fera ce qu'il voudra. donc le fait de montrer des croix gammées ne fait pas d'eux des nazis! ils disent clairement ne pas vouloir prononcer un point de vue politique à travers leur musique.
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# Posted on Thursday, 07 July 2005 at 4:12 PM

Edited on Thursday, 07 July 2005 at 4:34 PM

DISKONO

DISKONO
une vidéo qui se découpe clairement en 3 parties.

chacune des parties se compose de 2 éléments: une vidéo de fond, et par-dessus, l'image d'un des membres du groupe, traitée différemment (ce que l'on appelle "dessin au trait" dans certains logiciels), parfois en positif, mais la plupart du temps en négatif.

1ère partie qui dure la moitié de la vidéo: images de deux mannequins et des vitres d'un bâtiment, (le tout ne durant que quelques secondes) passées en boucle. Par dessus, l'image traitée de Stephen Mallinder scandant ses paroles.

2ème partie: les images de fond sont maintenant des images d'archives qui passent les unes après les autres (marches nazies, etc), l'image superposée est celle de Richard Kirk (enfin je crois...?!)

3ème partie, on revient à une boucle: l'image d'une femme en maillot de bain qui étend une serviette par terre, et par dessus, un des membres du groupe (impossible de dire qui), qui se met des espèces de grosses lunettes de ski ou de plongée, en ayant l'air de vouloir s'assurer qu'elles tiennent bien (pour ne plus voir les images?)


Bon en gros, moi j'aime surtout la première partie de la vidéo, avec cette boucle rapide et saccadée qui renvoie directement à la répétitivité de la musique. J'ai du mal à comprendre la rupture au milieu, peut-être un rapport aux textes, que je ne comprends pas, si ce n'est le "bite through, break through" et encore je suis pas sûre. Cela dit c'est vrai qu'au milieu de toute cette répétitivité (la musique, la boucle pendant plusieurs minutes, l'image monochrome de Stephen Mallinder), les images qui arrivent au milieu de la vidéo ont beaucoup d'impact, on voit tout de suite les détails, la croix gammée qui apparait furtivement sur un drapeau agité par un gamin de 5 ans... et ce malgré la superposition de la deuxième image monochrome.
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# Posted on Thursday, 07 July 2005 at 4:27 PM

OBSESSION

OBSESSION
ce clip là, il se présente comme un amas d'image illisibles. les images sont en gros de 4 catégories:
-cabaret voltaire live
-images documentaires d'une tribu africaine en trian de danser, passée à l'envers, avec les espèces de traits blancs de la vidéo qu'on passe à l'envers parce que c'est filmé sur la télé
-images bleutées de vieux films d'horreur (je pense que c'est des images de plusieurs films différents)
-image des membres du groupe glissant leur visage devant une projection d'un autre visage (par exemple, Richard Kirk va se fondre dans le visage de Stephen Mallinder) (ou alors ils se fondent chacun dans leur propre visage? ça va trop vite, on voit pas bien)

et donc, les images de ces 4 sources se mélangent, se superposent, presques toutes sont traitées (sauf l'histoire des visages), alors superpositions jusqu'à saturation d'images traitées dans tous les sens, vous imaginez le truc illisible que ça donne. quelques autres images sans rapport s'ajoutent aussi en parasites à l'ensemble déjà compliqué.

là, il y a paradoxe avec la musique: cette ligne de basse tranquille (à laquelle vient déjà s'opposer la guitare tranchante) qui contraste avec la saturation du visuel. Obsession... c'est bien ça, quelque chose d'obsédant, qui ne s'arrête pas, les images qui reviennent, là où on ne les attend pas, les boucles infernales et saccadées... qui persistent, même quand une autre image arrive. presque de la folie. presque?
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# Posted on Thursday, 07 July 2005 at 7:41 PM

BADGE OF EVIL

BADGE OF EVIL
Ce qui frappe tout d'abord dans cette vidéo, c'est sa lenteur extrême.Les images sont passées plus qu'au ralenti, tellement lentement que l'image tressaute. Comme, en plus, c'est du noir et blanc, bien souvent, on a du mal à s'habituer à l'image, à la comprendre. Il faut souvent plusieurs secondes pour distinguer ce qu'il y a à l'écran, certaines images sont même totalement illisibles. Cette lenteur, si elle rejoint la froideur de la voix et les sonorités troubles, contraste immédiatement avec le rythme dansant et somme toute assez tranquille.
Pour ce qui est des images, on a encore droit au procédé des images qui reviennent tout au long de la vidéo; images de Cabaret Voltaire live, images d'un homme qui mène une femme dans une voiture de police (la femme cachant son visage dans son manteau, sous les flash des photographes), et beaucoup d'images d'yeux. Tout ceci, comme toujours, au ralenti exagéré et tressautant. Je pense que les yeux, c'est la clé de cette vidéo. Beaucoup de plans sur des yeux, donc, qui s'ouvrent, se ferment, clignent, regardent; mais je pense qu'ils ont du choisir aussi les images de live en fonction de ça: au début, ce plan qui commence par un écran presque noir, où on voit apparaître Richard Kirk qui joue du saxo, le visage éclairé de telle façon que ses yeux sont effrayants; les plans sur Stephen Mallinder, le regard comme empreint d'une colère froide... A chaque fois, même si le reste du visage ou du corps est presque méconnaissable à cause du noir et blanc et de la faible luminosité, l'oeil est en pleine lumière. Et puis les autres images, celle de la femme arrêtée qui se cache des photographes, d'autres images isolées, de films pornos par exemple, tout ça peut faire référence au voyeurisme. Les nombreux zooms aussi. La caméra se rapproche, pour mieux voir.
Et puis ils jouent avec nous. Parce que malgré tous ces yeux, toutes ces références au voyeurisme, ils nous forcent, nous, à regarder des images lentes, monochromes, presques abstraites, presque insupportables. La vidéo termine d'ailleurs par un plan fixe d'une minute sur une forme abstraite et floue...
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# Posted on Friday, 08 July 2005 at 10:01 AM

Edited on Tuesday, 26 July 2005 at 4:19 PM

NAG NAG NAG

NAG NAG NAG
Comme Obsession, cette vidéo n'a pas été faite par le groupe mais par St John Walker. Et je dirais que ça se ressent dans les multiples superpositions, les traitements d'image.

Pas une couleur qui soit naturelle dans ce clip: les images sont soit en négatif, soit recolorisées dans des teintes acides, le plus souvent les deux. Images à moitié transparentes, se chevauchant, se superposant par moments. Je note aussi le recours à un procédé utilisé tout au long de ce DVD: la caméra qui filme la télé... Le clip commence ainsi par des plans, en rythme avec la musique, sur la "neige" de la télé (vous savez - quand on est sur une chaîne qui ne reçoit rien.), en différentes couleurs, on voit la caméra faire la netteté, un reflet sur l'écran...
On enchaîne avec des gros plans sur le visage, les yeux, la bouche... de Stephen Mallinder, en négatif colorisé en un vert entre le fluo et le kaki. Pendant la vidéo, on alternera avec ces plans, des plans sur le groupe en train de jouer, et des images d'un graphique du son (qui logiquement doit correspondre au son du morceau, enfin j'imagine...?).

On ressent beaucoup d'aggressivité dans cette vidéo. La bouche en négatif de Stephen Mallinder, qui prend tout l'écran, qui s'ouvre pour crier ce "nag nag nag" (comme le tout est en négatif, on ne dirait pas la réalité, on ne dirait donc pas que c'est cette bouche qui crie, on a donc d'abord l'impression d'un cri silencieux), cette bouche donc a quelque chose de dégoutant et d'obscène, les plis de la bouche, en négatif, ressortent beaucoup plus, en une sorte de luminosité aggressive. (si vous avez eu la chance de voir des vidéos d'Henri Chopin, ben voilà: inspiration directe.)

L'aggressivité est aussi présente dans ce graphique en dents de scie, d'une couleur fluo amère, qui grésille à toute vitesse, se dresse sur le "nag nag nag", électrique et tranchant.

Enfin, les images live, superposées de partout, à moitié en négatif, à moitié transparent, incompréhensible, et ça change tout le temps. (et comme Nag Nag Nag c'est 79, on voit la frimousse de Chris Watson de temps en temps.^^)

Ce qui transparait le plus donc, c'est cette aggressivité acide et stimulante. "Nag" en anglais, ça veut dire, en gros, quand quelque chose vous embête, vous poursuit, ne veut plus vous lâcher.
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# Posted on Sunday, 31 July 2005 at 4:39 PM